24 Heures

28.07.2009

Egalité homme-femme : il reste encore à faire !

Les défenseurs des droits de la femme sont très souvent taxés d’extrémisme dans le débat politique : selon leurs détracteurs, la femme bénéficie en droit et en fait du même statut que l’homme, il n’y a plus de discriminations; l’Etat qui tente d’assurer un semblant d’égalité est qualifié d’interventionniste.

Les chiffres, pourtant, nous disent le contraire : en 2006, le salaire mensuel brut standardisé de la femme s’élevait à CHF 4875.-, contre CHF 6023.- chez l’homme ; seul-e-s 34, 2 % des salarié-e-s membres d’une direction sont des femmes, et la représentativité de ces dernières en politique dépasse rarement les 30% d’élus, avec parfois de brutales chutes, comme les élections de l’assemblée constituante genevoise l’ont montré (17,5 % d’élues).

Ne nous reposons donc pas sur des acquis, certes peu négligeables : l’égalité homme-femme n’est pas encore réalisée. Salaires, activités, stéréotypes : il reste beaucoup à faire, dans tous les milieux.

Source des statistiques : OFS

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Commentaires

"...il reste beaucoup à faire, dans tous les milieux."

Et ii on ajoute, pour l'homme, le droit de vie et de mort sur ses enfants à naître, on peut même dire que tout reste à faire.

Parce qu'en comparaison, tous les autres droits font riquiqui.

Ecrit par : Scipion | 28.07.2009

Et j'aimerais bine l'égalité dans l'âge de la retraite, depuis l'article constitutionnel voté en 1981, promise pour 2011. Ma soeur Anne ... (c'est encore elle qui tient le rôle, merde alors !).

Ecrit par : Victor Devaud | 28.07.2009

Il y a en effet de quoi faire en matière d'égalité en hommes et femmes.

A commencer par le droit de la famille, le droit de garde, l'autorité parentale conjointe.

Quand à l'égalité professionnelles, il n'est en effet pas acceptable que les femmes soit moins payée que les hommes, car elles ont fournissent les mêmes tâches et sont de plus tout autant compétente.

Du point de vue politique, le fait d'instaurer des cotas ne me semble pas une bonne solution, car cela ne serait plus démocratique, de plus, le manque de femmes actives politiquement, nous obligeraient à élire n'importe qui pour combler un trou.

Nous pouvons que souhaiter que de plus en plus de femmes s'engagent politiquement, de cette façon elles auront encore plus de chance d'être élues démocratiquement.

Ecrit par : patrice Rochat | 29.07.2009

Je ne pense pas que l'inégalité des salaires soit aussi criante que l'affirme cette statistique. Je pense qu'à travail égal, les femmes gagnent presque le même salaire que les hommes. Il est possible qu'il reste de légères inégalités, bien qu'elles soient assez difficiles à prouver compte tenu du secret qui entoure les salaires en Suisse, mais globalement, je suis certain que peu d'entreprises ne respectent toujours pas cette égalité. Ce que révèle plutôt cette statistique je pense, c'est la difficulté pour les femmes à obtenir des postes à responsabilité, et donc à salaire plus élevés. Par exemple, dans le commerce de détail, les femmes sont à la caisse et les hommes au bureau ! Dans le tertiaire, les secrétaires sont des femmes et les managers plus souvent des hommes ! Et ça, c'est même très souvent vrai à l'Etat... C'est bien simple, pour qu'une femme obtienne un poste à responsabilité contre un homme, il faut souvent qu'elle soit beaucoup plus compétente que ses concurrents masculins.

Là où les femmes sont encore moins bien loties, c'est lorsqu'arrive la crise. Quand il faut procéder à des licenciements, on préfère souvent licencier les femmes, car les hommes doivent nourrir leurs familles, alors que les femmes travaillent pour apporter un salaire d'appoint, voire pour s'offrir une autonomie, donc pour ses loisirs. Les clichés ont vraiment la vie dure. Aujourd'hui, le salaire des femmes est aussi important que celui des hommes dans une famille. Mais on continue à perpétuer une vision des années 50, où les femmes pouvaient souvent se permettre de rester à la maison.

Par contre, pour la représentativité des femmes en politique, je pense qu'il est faux de penser que c'est dû à la misogynie. En fait, il est vain de penser que les femmes puissent être aussi bien représentées que les hommes, si elles s'engagent moins. La représentation des femmes a d'ailleurs progressé proportionnellement au nombre de femmes engagées politiquement. Le jour où les partis compteront autant de femmes que d'hommes, je suis certain que la parité sera également atteinte au niveau de la représentativité. Il est donc important que les femmes s'engagent. A ce titre, bien que je ne partage probablement pas beaucoup d'avis politiques avec vous, je vous félicite pour votre engagement précoce. S'intéresser à la politique à votre âge n'est pas banal. Si plus de jeunes filles en faisaient autant, on pourrait bientôt arriver à cette parité.

Ecrit par : Kad | 29.07.2009

Oui, oui, il reste à faire pour l'égalité homme-femme:

- égalité dans le respect: les hommes ne sont pas simplement des misogynes, gros lourds, obsédés sexuels (pas plus que les femmes en tous cas pour celle qui assument), et les femmes des êtres angéliques et intouchables;

- égalité juridiques: une justice impartiale, le respect de la présomption d'innocence, le fait que la parole de la femme n'ait pas plus de valeur que celle de l'homme, le fait que les fausses accusations portées par des femmes entraînent de vraies et graves sanctions. contribuerait à l'égalité;

- égalité dans les soins aux hommes battus, victimes de violence physique et psychologiques, avec des fonds pour les aider (40% d'hommes - 60% de femmes battus, c'est la proportions la plus récente en France);

- égalité professionnelle et civique: armée pour les femmes, autant de femmes éboueurs que d'hommes;

- etc...

Ecrit par : hommelibre | 29.07.2009

Prenons le problème à la base...

Cessons d'inculquer à nos enfants la différenciation de rôles stéréotypée: la sphère privée pour les femmes, la sphère publique pour les hommes! Montrons à nos enfants qu'une femme au travail et un père qui cuisine est tout à fait normal!

Cessons cette socialisation stéréotypées afin que les filles, demoiselles et femmes ne se sentent pas retenues de faire une carrière de directrice ou un métier "dit masculin"!

Brisons les parois de verres et acceptons les femmes bucherons, ingénieures et informaticiennes. Brisons le plafond de verre et aidons les femmes à monter dans la hiérarchie. Le niveau scolaire est là...

Ecrit par : Florence Gross | 04.08.2009

- Les femmes ont cessé d’être aimables en voulant nous ressembler, avec des brutalités, des vulgarités, des ambitions subalternes, des fatigues inesthétiques. Comme c’est dommage.

Ecrit par : Marc Bonnant | 04.08.2009

Les femmes ne gagnent pas moins que les hommes pour un poste similaire avec les mêmes qualifications et la même expérience. La différence que vous évoquez dans les statistiques est dûe a plusieurs facteurs :

- Les postes les mieux rémunérés sont occupés principalement par des hommes. C'est ne pas parce que les femmes ont moins de capacités ou sont discriminées à l'embauche, mais uniquement car il y plus d'hommes hautement qualifié sur le marché et prêt à travailler à temps complet. De plus, ils n'ont pas peur de faire beaucoup d'heures supp. Une femme peut concilier vie privée et professionnelle, mais peut difficilement réaliser des heures supp. régulièrement.


- Même si elle fait des études universitaires, une femme ne va pas forcément être motivée à réaliser une brilante carrière professionnelle. Combien d'entre-elles sont mère au foyer après les études. Ceci coûte à la société. De plus, elles ne vont pas chercher à gravir la hiérarchie de l'entreprise car elles auraient trop de charge de travail entre la vie privée et professionnelle.

- Dans notre société, la mari gagne plus que sa femme. Le contraire est difficile à gérer pour le couple.

Ceci est bien évidememnt des généralités et il existe des exceptions. Toutefois, cela démontre que l'égalité entre homme-femme existe en Suisse. Si les femmes gagnent moins, c'est uniquement de leur "faute". En prenant leur destin en main, elles auront plus de responsabilité et le salaire suivra. Mais elles ne doivent pas bénéficier de passe droit comme le sous-entend le message des féministes qui réclament cette égalité. Ceci aurait des conséquences plus graves que la crise économique sur la conjoncture. Une place de cadre s'obtient au mérite et aux compétences, pas en écartant les jambes !

Pour la politique, c'est pareil. Il y a moins de femmes qui s'intéressent et qui s'engagent. La différence est simplement là. Rien n'empêche les femmes d'occuper des postes politiques. Elles sont soumises aux mêmes contraintes pour y parvenir que les hommes. Si elles sont moins représentées, c'est uniquement une question de volonté.

Ecrit par : Dezaley | 05.08.2009

@Dezaley
"- Dans notre société, la mari gagne plus que sa femme. Le contraire est difficile à gérer pour le couple"

Ah ben c'est sûr, avec ce genre de commentaire, il y a encore du boulot...

Vous semblez bien sûr de ce que vous affirmez. J'ai eu un poste où en étant responsable d'une équipe, j'étais la moins payée de l'équipe (et ne me parlez pas d'ancienneté, de compétences ou de situation familiale). Et je n'étais pas la seule dans le même cas dans ladite boîte ou dans mon entourage.

Les choses s'améliorent, mais c'est long.

Et je ne crois pas que votre description de l'homme carrièriste et dispo à faire plein d'heures supp conviendrait à ceux qui souhaitent profiter également de leur vie familiale.

Ecrit par : Pascale | 05.08.2009

J'ai dit que je ne parlais pas de cas particulier, mais de généralités. Je vous rappelle que la première personne qui négocie et accepte le salaire est l'employé. Donc, le salaire dépendra surtout de la capacité à négocier de l'employé. Mais ça ne va rien changer si vous êtes un homme ou une femme. Vous croyez que vous allez être engagé si vous êtes un homme et que vous dites : Le salaire minimum pour une femme pour ce poste est de 4'875.-. Comme je suis un homme, mon salaire doit être de 23.5% supérieur, je veux 6'023.-. Vous croyez que l'argument est valable ?

"J'ai eu un poste où en étant responsable d'une équipe, j'étais la moins payée de l'équipe " Vous voulez me faire croire que vous étiez la cheffe et que vous moins payée que vos employés, de surcroît parce vous êtes une femme ? Un argument émotionnel sur une situation personnelle dont personne ne peut vérifier l'authenticité n'est pas crédible.

Oui, les hommes sont plus disposés à faire des heures supplémentaires qu'une femme. J'en donne pour preuve la proportion de patron masculin qui ont fondé leur entreprise. Un petit patron ne travaille pas 42.5h/sem. Il n'est pas rare qu'il fasse entre 50h et 80h par semaine. Or, nous trouvons une forte majorité d'homme comme petit entrepreneur. Si vous voulez profiter de votre vie de famille, vous allez comme cadre à l'Etat. C'est la seule place où vous n'allez jamais faire d'heures supp. Comme par hasard, la proportion de femme cadre est plus élevée que dans le privé. Simple coïncidence ?

Ecrit par : Dezaley | 05.08.2009

Ce n'est pas moins crédible que ce que vous avancez, libre à vous de me croire ou non. Mais oui, rien que des hommes dans mon équipe. Je ne vois pas ce qu'il y a d'émotionnel là-dedans, sinon le constat d'une bizarrerie pour moi.

D'accord pour la capacité à négocier, mais ceci ne reste en prinicpe que dans une tranche de salaire donnée.

Quant à l'Etat, vous vous trompez: les cadres font des heures supplémentaires mais celles-ci ne sont pas payées ni indemnisées, alors qu'elles le sont si vous n'êtes pas cadre.
Et si la proportion de femme cadre est plus élevée, c'est une conséquence de l'application de l'égalité des chances, à compétences égales, la préférence sera donnée à une femme.

Ecrit par : Pascale | 05.08.2009

Je ne dis qu'une femme gagne moins parce c'est une femme. C'est faux. J'évoque simplement les caractéristiques qui définissent le salaire et le plan de carrière. On y retrouve de grandes différences entre homme et femme, ce qui explique la différence de salaire.

Pourtant, une femme peut réaliser une brillante carrière et gagner antant que les hommes. Il suffit qu'elles aient les mêmes capacités, la même flexibilité, la même motivation. Dès lors, elle sera traitée de la même manière. La possibilité exite, leur volonté reste à démontrer. Qunad je parle de volonté, il ne suffit pas de claquer des doigts et dire :"Je veux être cheffe". Il faut aussi faire les sacrifices pour y parvenir.

Ecrit par : Dezaley | 05.08.2009

Le langage "épicène", outre le fait qu'il heurte déjà les règles de base de la langue française, fait commettre, par ceux qui l'utilisent sans réfléchir pour de simples raisons idéologiques et pour paraître à la page, des erreurs cocasses et grossières, :

"seul-e-s 34, 2 % des salarié-e-s membres d’une direction sont des femmes" est un morceau d'anthologie, digne du prix Champignac !

Ecrit par : j.nizard | 09.08.2009

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